Jeudi 29 mars 2012
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Wissous : Plus de 1200 signataires de la pétition « non à l’adhésion de Wissous aux Portes de l’Essonne »
Des représentants du collectif WISSOUS CITOYEN * ont remis mercredi soir au président de la communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre (CAHB) Georges Siffredi, pour
information, les résultats d’un pétition organisée pour protester contre la décision du maire de Wissous de transférer la commune de la CAHB à la communauté d’agglomération des Portes de
l’Essonne (CALPE).
Cette pétition intitulée «non à l’adhésion de WISSOUS aux Portes de l’Essonne » et diffusée par internet et par portage dans les boites aux lettres, a recueilli en moins de
quinze jours plus de 1200 signatures* et se poursuivra jusqu’au retrait de la décision du maire.
Les résultats de la pétition seront officiellement communiqués aux préfets des deux départements des Hauts de Seine et de l’Essonne qui ont en charge de mettre au point, après consultations des
communes, les éventuels changements de périmètres des communautés d’agglomérations pour les nouveaux mandats de 10 ans qui débuteront en 2014, année des élections municipales.
Le collectif WISSOUS CITOYEN a organisé cette pétition pour protester contre l’attitude « autoritaire et arbitraire » du maire (PS) de Wissous, Régis ROY CHEVALIER, qui
a décidé «seul » de changer de communauté d’agglomération « sans aucun débat démocratique, sans consulter et informer préalablement la population et les élus».
WISSOUS CITOYEN « proteste contre le refus du maire, exprimé au conseil municipal du 25 mai d’organiser un débat public », avant de décider seul le retrait de Wissous
de la CAHB un mois plus tard , au conseil communautaire du 24 juin, sans consultation préalable du conseil municipal.
Le groupe dénonce également le fait que le maire ait fait voter le 29 septembre une délibération sur l’adhésion de Wissous aux Portes de l’Essonne « sans soumettre auparavant son
projet à l’examen d’une commission municipale, ainsi que l’exigeait le règlement intérieur » et « sans fournir la moindre étude et explication sur les répercussions de ce transfert sur
les impôts locaux, les problèmes scolaires, les équipements, les transports, les services (eau, assainissement..).
WiSSOUS CITOYEN a d’ailleurs commencé sa campagne de pétitions en diffusant auprès de la population une « alerte sur les bouleversements à prévoir » du changement
d’intercommunalité.
Pour le collectif, «la longue explication du maire, diffusée en réponse le 23 mars alors qu’elle aurait du l’être avant les votes, ne dément et ne dissipe aucune des inquiétudes exprimées
par la pétition. Elle justifie au contraire la nécessité d’augmenter encore plus le nombre de signataires puisque le maire admet que rien n’est définitivement décidé et que la procédure se
poursuivra après les élections présidentielles et législatives ».
Le maire PS « exprime ainsi implicitement qu’il attend une victoire de la Gauche pour que sa décision de voir WISSOUS rejoindre la majorité socialiste des Portes de l’Essonne soit
imposée aux préfets.»
WISSOUS CITOYEN constate surtout que « le maire ne fait absolument pas état des délibérations qu’il a prise sur le sujet à la CAHB ou fait voter par sa majorité au conseil
municipal » et que ses démarches auprès de la CALPE et du préfet ont été engagées avant le vote du conseil municipal ».
WISSOUS CITOYEN dénonce d’ailleurs le fait que « le maire a justifié sa décision uniquement sur une délibération prise en octobre 2004 par son prédécesseur Richard Trinquier et
la municipalité de droite précédente, sans préciser que cette délibération a été invalidée en janvier 2005 par le Conseil d’Etat ».
Le groupe WISSOUS CITOYEN indique « qu’il continuera à informer la population et l’appelle à soutenir son action et à faire échec au projet aventureux du maire ».
* WISSOUS CITOYEN : groupe « pluriel et spontané» d’une vingtaine de personnes, des élus de la liste d’opposition « Wissous pour vous, l’esprit village », des élus
exclus de la majorité ainsi que des citoyens de toutes origines. La liste est sur le premier tract.
* Ce chiffre est supérieur au minimum de signatures (le cinquième des électeurs inscrits) qui seraient requises pour demander l’organisation d’un referendum local.